mercredi 21 février 2024

Avenue de Monkland

La villa, construite en 1803 par William Powell, et le domaine de 125 acres, où la villa est située, furent connus sous le nom de Monkland depuis qu’en 1795, sir James Monk (1745-1826) en fit l’acquisition. En 1844, modifiée et agrandie par l’architecte George Brown, la maison devint la résidence d’été officielle du Gouverneur général. En 1850, Sébastien Compain, propriétaire du Dillon Coffee House de la place d’Armes, la loua et l’utilisa comme hôtel. Enfin, acquise en 1854 par la congrégation Notre-Dame et à nouveau agrandie, elle devint une maison d’enseignement pour jeunes filles nommée Villa-Maria. L’avenue qui conduit à l’institution reprend l’ancienne dénomination. Date de désignation : avant 1913.

Avenue Hingston

Figure de proue dans le monde médical montréalais, William Hales Hingston (1829-1907), chirurgien à l’Hôtel-Dieu, enseigna la chirurgie au collège Bishop de Lennoxville, fondé en 1871, et à l’École de médecine de l’Université Laval de Montréal. Il occupa le poste de maire de Montréal de 1875 à 1878. Date de désignation : 29 mai 1911.

Anciennement : Rue Balmoral.

Villa Maria

Villa Maria est une école d’enseignement secondaire privée mixte, située à Montréal, à l’emplacement de Monklands, ancienne résidence du gouverneur du Canada.

Histoire

L’histoire de Villa Maria commence bien plus tôt, car avant d’être une école, une partie du bâtiment existait déjà. C’est en 1803 que fut construit le pavillon Monklands (pavillon central de l’école actuelle)[1]. Son propriétaire se nommait James Monk et était juge en chef de la cour du Banc du Roi. La rue faisant face à l’école fut nommée avenue de Monkland par la suite.

De 1844 à 1849, Monklands fut la résidence de trois Gouverneurs généraux de la province du Canada: Charles Metcalfe, Charles Cathcart et James Bruce. La femme de Lord Elgin y donna même naissance à son enfant qui devient plus tard le vice-roi des Indes.

En 1854, la Congrégation Notre-Dame acheta Monklands pour en faire un pensionnat pour jeunes filles. Bientôt, l’agrandissement du bâtiment fut nécessaire et de nouvelles ailes furent bâties. Dès 1855, l’aile Notre-Dame-de-Lourdes fut construite, suivie, en 1870, par l’aile Notre-Dame-des-Anges. Puis, en 1908 et en 1930, il y eut les ailes St-Michel et Sainte-Marguerite. En 1885 et 1937, l’aile Sainte-Cécile (actuellement l’aile de musique) fut bâtie. Enfin, en 1984, on construisit le gymnase.

Villa Maria est désignée lieu historique national du Canada par la Commission des lieux et monuments historiques du Canada le 30 mai 1951[2].

Depuis septembre 2016, l’école admet des garçons de première secondaire. L’intégration s’est fait de façon graduelle[3].

Anciennes élèves de Villa Maria

Veronica Lake, comédienne
Paule Baillargeon, réalisatrice et comédienne
Angèle Coutu, comédienne
Françoise David, fondatrice du parti politique Québec solidaire
Caroline Dhavernas, comédienne
Julie Du Page, comédienne
Claire Kirkland-Casgrain, première femme députée de l’Assemblée législative du Québec
Laurence Leboeuf, comédienne
Jessica Malka, comédienne
Pénélope McQuade, animatrice
Ina Mihalache, vidéaste
Joëlle Morin, comédienne
Valérie Valois, comédienne
Evelyne de la Chenelière, dramaturge et comédienne
Jessica Paré, actrice

Lower Canada College

Le Lower Canada College (français : Collège du Bas-Canada) de Montréal est une école primaire et secondaire privée. Le collège fut fondé en 1861 sous le nom d’école St. John’s et a changé de nom en 1909 pour devenir le Lower Canada College.

Le Lower Canada College offre le programme scolaire de la maternelle à la 12e année. Les étudiants obtiennent leur diplôme d’études secondaires au terme de 11 année d’études et peuvent quitter pour poursuivre leurs études au collège Québécois selon le système scolaire conventionnel ou poursuivre leurs études jusqu’en 12e année pour effectuer une année d’études pré-universitaire selon le système anglo-saxon.

L’école est une des dernières à posséder un terrain extérieur de hockey. En plus du hockey, le Lower Canada College est célèbre pour ses équipes sportives en football, en soccer, en basketball et en rugby : les Lions.

Une forte rivalité, sportive et académique, a court entre le Lower Canada College et Selwyn House School (en).

Autrefois une institution pour garçons, le collège est maintenant mixte ayant une population étudiante composée d’environ 40 % de filles. Les filles ont été accueillies pour la première fois en 12e années en 1992, et ont été accueillies dans les autres classes à partir de l’année scolaire 1995-96.

En plus d’être devenu une institution mixte, le Lower Canada College est devenu une institution bilingue offrant des cours en français et en anglais.

Diplômés célèbres

Voici certains diplômés célèbres :

Douglas White Ambridge
W. David Angus
Gordon Nixon
Peter Behrens
Willard Boyle
Brian Brooke Claxton
Arnold Davidson Dunton
Gordon Neil Fisher
George Ignatieff
Pierre McGuire
Greg Rusedski
Bernard Shapiro
Harold Shapiro
Patrick Watson
Lorne Webster
Mark Cornforth

Église Notre-Dame-de-Grâce de Montréal

L’église Notre-Dame-de-Grâce est une église catholique de Montréal, dans la province de Québec au Canada. Elle est située au 5333, avenue Notre-Dame-de-Grâce dans l’arrondissement de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce sur le flanc du ouest du Mont Royal. Sa construction fut terminée en 1853.

L’église mesure 53,3 m de long tandis que la nef a une largeur de 19,5 m.

L’histoire de la paroisse

Au début du XIXe siècle, les paroissiens de Montréal établis sur la Côte-Saint-Luc, sur la côte des Neiges et sur la côte Saint-Antoine (une grande partie de Westmount) trouvaient que l’église Notre-Dame était fort éloignée pour recevoir leurs services. Dans ces municipalités rurales, on construisit des chapelles. Les résidents du coteau Saint-Pierre (quartier correspondant à l’actuel Notre-Dame-de-Grâce, plus une partie du quartier Saint-Henri) souffraient aussi de ce même éloignement. Ils eurent plus de succès auprès des autorités religieuses. Ils obtinrent de ces messieurs de Saint-Sulpice que leur desserte soit une belle et vaste église. Elle s’appellerait Notre-Dame-de-toutes-Grâces, nom qui fut abrégé en 1867.

Ces persuasifs pionniers de la paroisse étaient issus, pour la plupart, de descendants des compagnons de Maisonneuve, dont les noms ponctuent l’histoire et la géographie du Québec et de Montréal en particulier. On y reconnaît, entre autres, les Décarie, Hurtubise, Gougeon, Leduc, Prud’homme, Parent, Trudeau, Lemieux, Beaudry, Goyer, Cardinal, Paré, Saint-Denis et Pinsonneault. Les terres de ces familles étaient reconnues pour leur grande valeur agricole. On y cultivait, par exemple, des melons extraordinaires (de près de 20 livres) recherchés par les grands hôtels de New York. Le terrain de 30 arpents, acheté par les Sulpiciens à Eustache Prud’homme pour la construction de l’église le 31 octobre 1849, coûta 1 500 louis ou 6 000 dollars canadiens, une somme fort importante à cette époque.

L’édification de l’église débuta en 1851 et elle fut inaugurée le 18 septembre 1853 par Pierre Rapper, évêque sulpicien de Cleveland. Comme c’était alors la coutume, les paroissiens étaient inhumés dans le sous-sol de l’église. Ainsi, le premier maire de Montréal, Jacques Viger y repose. Cependant, l’église ne demeura qu’une desserte locale jusqu’au démembrement de l’immense paroisse canonique par Ignace Bourget. D’abord séculière, la paroisse fut confiée aux Dominicains de 1901 à 1999. Au cours des années, Notre-Dame-de-Grâce, qui couvrait un vaste territoire, a dû desservir une population en pleine expansion. Pas moins de neuf paroisses furent érigées à la suite de démembrements de la paroisse soit : Saint-Henri, Notre-Dame-des-Neiges, Saint-Léon, Saint-Pierre-aux-Liens, Sainte-Clotilde, Saint-Augustin, Saint-Antonin, Saint-Raymond et Sainte-Catherine-de-Sienne.